Archive pour la catégorie ‘Economie’

Le plan de relance n’est pas à la hauteur de cette crise hors norme

Jeudi 11 décembre 2008

Le 4 décembre, Nicolas Sarkozy, a présenté, à Douai, son plan de relance. Prime à la casse, aides à la trésorerie des entreprises, doublement du prêt à taux zéro, grands travaux. Tout y passe. Sauf l’essentiel : le soutien du pouvoir d’achat des Français. Daniel Cohen, économiste et professeur à l’École normale supérieure, pointe en détail les insuffisances de ce dispositif.

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Entretien avec Philippe Duron :  » Les collectivités vont payer une grosse partie de la note « 

Jeudi 11 décembre 2008

Pour Philippe Duron, maire de Caen depuis moins d’un an, la crise a déjà dégradé durablement le tissu économique de l’agglomération. En quelques mois, plus de 2000 emplois se retrouvent sur la sellette. Et l’étranglement des budgets des collectivités territoriales ne va rien arranger.

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Travail en panne à Sandouville

Jeudi 11 décembre 2008

En Seine-Maritime, l’usine Renault de Sandouville tourne au ralenti. La production est en chute libre. Les ouvriers chôment une semaine sur deux. Et un plan de départs dits volontaires menace un tiers d’entre eux. Ils attendaient des réponses de l’État. Rien n’est venu.
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Wagon : une usine et un territoire menacés

Jeudi 11 décembre 2008

Fermetures d’usine, plans de restructuration, licenciements, depuis le mois d’octobre, pas un jour ne passe sans que soit annoncé un plan social ou une mesure de chômage technique. La crise aujourd’hui, c’est 2 millions de chômeurs et beaucoup plus de vies bouleversées. La redaction s’est rendu en Normandie où les élu-es socialistes tentent avec leurs moyens de soutenir les salariés. Et où tous accusent l’État de ne pas répondre à l’urgence.

Le Parti socialiste dénonce le faux plan de relance de Douai

Jeudi 11 décembre 2008

Nicolas Sarkozy annonçait un plan « massif et puissant ». Mais à Douai, le 4 décembre, le chef de l’État s’est contenté de présenter un catalogue de « mesurettes » sans cohérence. Et pour les socialistes, le pouvoir d’achat est le grand oublié de ce plan.

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Des milliards pour les banques, des miettes pour l’emploi

Mercredi 29 octobre 2008

Il était temps ! Après avoir accouru au chevet des banques et des entreprises aux premières heures de la crise financière, Nicolas Sarkozy a enfin daigné se pencher sur la situation de l’emploi et du pouvoir d’achat des Français. Mais encore une fois : beaucoup de bruit pour rien. Cette « mobilisation pour l’emploi » se résume à la création de 100 000 emplois aidés, après en avoir supprimé plus de 200 000, et à une nouvelle attaque du code du travail avec la mise en place du travail dominical.
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Des milliards pour les banques, des clopinettes pour l’emploi

Mardi 28 octobre 2008

Il était temps ! Après avoir accouru au chevet des banques et des entreprises aux premières heures de la crise financière, Nicolas Sarkozy a enfin daigné se pencher sur la situation de l’emploi et du pouvoir d’achat des Français. Mais encore une fois : beaucoup de bruit pour rien. Cette « mobilisation pour l’emploi » se résume à la création de 100 000 emplois aidés, après en avoir supprimé plus de 200 000, et à une nouvelle attaque du code du travail avec la mise en place du travail dominical. (Lire la suite…)

Les propositions socialistes pour l’emploi et le pouvoir d’achat

Mardi 28 octobre 2008

Le plan pour l’emploi préconisé à la hâte par le chef de l’Etat ne répond nullement aux enjeux et à la gravité de la situation, puisqu’il revient à réinventer les emplois aidés que sa majorité avait diminués et dénigrés.Le PS considère que la première priorité repose sur la croissance. C’est la croissance qui doit être stimulée et accompagnée. C’est pourquoi le pouvoir d’achat, l’investissement et l’emploi doivent être les trois piliers d’une politique économique.

1. Modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement productif.

2. Mise en place de structures régionales chargées d’impliquer concrètement les banques dans le soutien aux PME/PMI qui ont des besoins de crédits, en regroupant les représentants des collectivités territoriales, les banques, l’Etat et les représentants des entreprises par bassin d’emploi.

3. Abrogation du mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires : d’un montant de 5,5 milliards d’euros par an, ce dispositif contribue gravement à l’augmentation du chômage en rendant l’heure supplémentaire moins chère à l’entreprise que l’embauche. En période de crise, un tel mécanisme aboutit à une logique de destruction d’emplois sur fonds publics.

4. Les recettes de l’abandon de ce mécanisme doivent permettre de financer le manque à gagner des salariés placés d’autorité en chômage technique.

5. Engagement rapide d’une négociation salariale. Les exonérations de cotisations sociales seront subordonnées à la conclusion effective d’accords salariaux dans les branches ou les entreprises, et à la suppression de tous les minima de branche inférieurs au SMIC.

6. Substantiel coup de pouce au SMIC dès janvier prochain, revalorisation des allocations familiales et généralisation du chèque transport.

7. Remise en cause immédiate de la réduction prévue dans le budget 2009 du nombre de contrats aidés et recours plus large à ce type de contrats, pour retrouver les étiages d’avant 2002 (notamment les 350 000 emplois jeunes). Mise en place de garanties pour les bénéficiaires de ces contrats en termes de formation et d’insertion pérenne dans l’emploi, notamment pour les jeunes.

8. Gel immédiat de la baisse des effectifs dans la fonction publique : le projet de budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 postes de fonctionnaires (plus gros plan social de ces dernières années), ce qui dans la période est un contresens et un important facteur d’aggravation du chômage.

9. Retour aux congés de conversion, abrogés par la majorité actuelle, pour tous les salariés frappés de licenciement dans les entreprises de moins de 1000 salariés, avec maintien de 90% du salaire pendant un an et suivi individualisé pour la reconversion et la recherche d’emploi. Renforcement des moyens et de l’accompagnement des conventions de reclassement personnalisées pour les salariés licenciés d’entreprises de plus de 1000 salariés.

10. Gel de la réforme en cours de la formation professionnelle, qui revient à détourner à des fins budgétaires les fonds normalement dédiés à la formation des salariés, et mise en œuvre d’une véritable réforme d’ampleur (transparence des sources de financement, temps de formation inversement proportionnel à la formation initiale, accent mis sur la reconversion des salariés frappés de restructuration…), en relation étroite avec les collectivités territoriales. Abandon du sabordage en cours de l’AFPA.

La gauche en forum face à la crise

Mercredi 22 octobre 2008

Le 21 octobre avait lieu, à Paris, le premier forum public des partis de gauche et écologistes, en présence de François Hollande, Marie-George Buffet, Jean-Pierre Chevènement, Cécile Duflot et Jean-Michel Baylet. Avec comme thème « Quelle alternative politique dans la mondialisation ? ».

Les responsables politiques ont dialogué avec les principaux représentants des forces syndicales françaises : Maryse Dumas, secrétaire confédéral de la CGT, Claudie Martin, secrétaire général de la FSU, Michel Guerlavais, secrétaire national de l’UNSA , Amélie Raphaël, commission exécutive de la Confédération générale des coopératives de production et Joseph Niemic, commission exécutive de la Confédération européenne des syndicats (La CFDT étant excusée pour cause de conseil exécutif).
Un dialogue placé sous le signe de l’analyse, avec, de plus, les exposés de Jacques Sapir, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales et de Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l’université Paris X de Nanterre.
Tous se sont accordés sur l’importance du travail commun de la gauche, pour, ensemble, créer une alliance politique forte, à l’heure où l’intervention de l’Etat est devenue une priorité.

Télécharger le compte-rendu du Forum en pdf

La gauche rassemblée face à la crise

Mercredi 22 octobre 2008

Le 21 octobre avait lieu le premier forum public des partis de gauche et écologistes. Avec comme thème « Quelle alternative politique dans la mondialisation ? », François Hollande, Marie-George Buffet (PC), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Cécile Duflot (Les Verts) et Jean-Michel Baylet, (PRG) expliquent l’importance du travail commun de la gauche, pour, ensemble, créer une alliance politique forte, à l’heure où l’intervention de l’Etat est devenue une priorité.