Les deux crises

En quelques semaines, la peur du chômage a rejoint l’angoisse du pouvoir d’achat au coeur des inquiétudes des Français.

Nicolas Sarkozy et l’UMP surfent sur la crise financière pour s’exonérer de toute responsabilité ,n’hésitant pas à appeler à l’union nationale sur leur seule politique.

Cette imposture doit être combattue sans failles. En 18 mois, ils ont organisé le démantèlement des 35 heures, remis en cause des pans entiers du code du travail, imaginé le statut de l’auto-entrepreneur dévastateur pour les artisans et les PME. Les heures supplémentaires moins chères que les heures normales conduisent mécaniquement à des suppressions d’emplois. Des centaines de milliers de salariés vont se retrouver au forfait jour ou au forfait heure avec toujours plus d’heures de travail, de stress, d’accidents du travail. Les chômeurs seront contraints d’accepter rapidement n’importe quel emploi. Les salariés ont subi de plein fouet la hausse des prix, sans compensation sur le salaire ou le chèque transport. Les retraités n’ont même plus la garantie d’une hausse des pensions égale à l’inflation. Les franchises médicales, la hausse des mutuelles excluent les plus défavorisés du droit à se soigner.

Sarkozy et l’UMP avaient un projet pour la France: s’adapter à la mondialisation libérale.Maintenant que ce système s’écroule, ils appellent les victimes de leur politique à la rescousse. Qu’ils s’adressent d’abord aux heureux bénéficiaires du paquet fiscal, des stock-options scandaleuses, aux as des niches fiscales.

Ils n’ont pas fait d’erreurs… Ils ont appliqué une politique de droite par conviction, par idéologie. Notre réponse à gauche doit d’abord concerner les questions sociales.

Pour des Socialistes, c’est naturellement une priorité. Face à la crise, c’est un impératif.

Alain Vidalies,
Secrétaire National aux Entreprises