« Un lieu de réflexion,mais surtout de combat ! »

À quelques semaines de l’Université d’été de La Rochelle (29-31 août), Jean-Christophe Cambadélis fait le point sur les principaux enjeux de ces rencontres qui marquent traditionnellement la rentrée du Parti socialiste.Avec, en perspective, une année de politique gouvernementale et le congrès du Parti, programmé à l’automne.

Quels seront les temps forts de l’Université d’été de La Rochelle ?

C’est à la fois un rendez-vous politique et un lieu de formation qui s’organise autour de deux temps forts. Le vendredi sera consacré à la question de l’Union.Nous accueillerons de nombreux dirigeants européens. Le samedi s’articulera autour du bilan du gouvernement et de l’alternative que nous sommes en train de construire.

À quelques semaines du Congrès de Reims (14-16 novembre), quels seront les principaux thèmes de discussions ?

Le secrétariat national et le Premier secrétaire, François Hollande,ont décidé,d’un commun accord, de ne pas entrer dans le débat du congrès qui doit suivre son cours autour des contributions. Avant de désigner les motions qui devront être adressées aux militants le 20 septembre au plus tard, et soumises au vote des sections, le 6 novembre. Le PS ne doit pas vivre en autarcie et il est impératif que La Rochelle conserve non seulement sa vocation de formation politique pour l’ensemble des militants,mais aussi de vitrine d’un parti vivant et combatif, contre la droite.
Au cours des prochains mois, il nous faudra poursuivre notre combat contre la politique économique et sociale menée par le gouvernement et préparer l’échéance majeure que constituent les élections européennes. Les peuples de l’UE pourront enfin s’exprimer sur la réorientation nécessaire de la construction européenne.
Dans ces deux cas, il nous appartient de démontrer que l’alternative est en marche.

Quelles réponses le Parti socialiste entend-il apporter contre les méfaits de la politique
gouvernementale ?

Nous continuerons à stigmatiser une politique qui pénalise lourdement les Français, en réduisant leur pouvoir d’achat et en remettant gravement en cause leurs acquis sociaux, au travers des coups de boutoir que l’actuelle majorité assène au Code du travail.
Nous démontrerons aussi que cette politique est sans imagination, régressive en termes de libertés, coercitive et profondément inégalitaire. Un atelier sera par ailleurs consacré à la manière dont le gouvernement étrangle les collectivités territoriales, en particulier les régions. Notre objectif est clair : faire de cette Université un lieu de réflexion, mais surtout de combat !

Quel sera le mot d’ordre de ces journées ?

Construire l’alternative !
Propos recueillis par Bruno Tranchant