François Hollande : « Betancourt : le combat ne sera jamais fini »
Ingrid Betancourt a été libérée à la suite d’une intervention militaire que l’ex-otage a qualifié « d’absolument impeccable ». Le Premier secrétaire, François Hollande, a tenu à souligner la dignité, le talent et le courage de cette femme libre, en insistant sur le fait que le combat continue : « ce qui doit maintenant nous mobiliser encore, c’est que d’autres, partout dans le monde, trop nombreux, innombrables peut-être, soient encore détenus, asservis, privés de dignité, humiliés, cachés. »
« La libération d’Ingrid Betancourt a suscité une joie partout en France. Une femme digne, courageuse, talentueuse s’est adressée au monde tout entier dès sa libération. Elle nous a livré des mots simples. D’abord la confiance en l’avenir, quoiqu’il se passe, ensuite le refus de la résignation quoiqu’il advienne, enfin l’espoir des combats pour la liberté.
Je veux saluer tous les anonymes qui se sont mobilisé pour cette belle cause, celle de la libération des otages, qui n’est pas terminée. Oui, tous ces simples citoyens qui ont posé une affiche, participé à des manifestations, engagé des marches pour la liberté, respecté des minutes de silence. Tous ces simples gestes qui témoignaient d’une solidarité et surtout d’une volonté de faire l’histoire, de provoquer le dénouement, de faire pression sur un ennemi qu’on ne connaissait même pas.
Bien sûr que l’opération militaire a été la condition du dénouement et que le mérite en revient au Président colombien. Mais c’est la pression internationale qui a sans doute convaincu les autorités de ce pays d’engager une telle action. Ce sont ces petits cris répétés des millions de fois qui ont permis de vaincre le pire des maux, qui est celui de l’indifférence. »
Je vois déjà les risques de récupération, les présences sur nos écrans, l’instrumentalisation toujours possible de l’émotion. Mais peu m’importe.
Ce qui compte aujourd’hui c’est qu’Ingrid Betancourt et ses compagnons d’infortune soient libres. Et ce qui doit maintenant nous mobiliser encore, c’est que d’autres, partout dans le monde, trop nombreux, innombrables peut-être, soient encore détenus, asservis, privés de dignité, humiliés, cachés.