Ludovic Mouly : L’équipier

« J’ai adhéré en 2000 au PS. La démarche d’équipe m’a invité à passer le pas ». Dans le vocabulaire de Ludovic Mouly, les références au sport, et au rugby en particulier, sont nombreuses.

Pour ce joueur amateur au poste de troisième ligne, cet ardent défenseur de l’équipe de rugby de Rodez, la pratique du ballon ovale a participé à forger sa pratique politique : « le rugby est une bonne école : ce sport permet d’apprendre les relations sociales, la vie d’équipe…ça forme aussi l’état d’esprit que l’on peut avoir en politique, en jouant collectif », estime Ludovic. Et c’est certainement sa capacité à partager, à écouter et à rassembler qui lui a valu d’être en 2005 le plus jeune premier secrétaire fédéral socialiste de France, et cette année le plus jeune président d’agglomération. A 32 ans, il a réussi à obtenir la confiance des élus, responsables politiques et militants aveyronnais. Humble, il considère que la mobilisation de tous au service du socialisme et du vivre ensemble est la seule manière d’attirer les électeurs.

« Quand je suis arrivé, j’ai trouvé une fédération où l’ambiance n’était pas vraiment propice au travail en commun. Mon premier objectif a donc été de rétablir des relations de confiance entre les militants, les responsables politiques, et les élus. Ça a été tout un travail de remobilisation collective. Cette fédération a des forces vives importantes. C’est un élément qui a d’ailleurs permis notre progression sur le département et notre victoire à Rodez », souligne-t-il. Car l’Aveyron, seul département de droite en Midi-Pyrénées, a connu l’une des plus fortes progressions de la gauche à l’occasion des municipales et des cantonales.

Ce territoire où il fait bon vivre n’attire malheureusement pas assez. « On a subi les conséquences d’une guerre des clans à droite qui a duré trente ans, et qui a mis l’Aveyron dans un état d’immobilisme sur tous ces grands projets », déplore Ludovic. Mais pour ce Ruthénois de naissance, l’action locale est essentielle. Et elle doit mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles. « Ma situation montre qu’en Aveyron, la confiance des militants et des élus dans les plus jeunes existe. C’est un exemple à donner. Le maire de Rodez n’a pas pris l’agglomération. Il m’a proposé. Ce partage du pouvoir et cette confiance pourraient être un bon exemple, et donner lieu à quelques débats pour le prochain congrès de novembre. Le partage des responsabilités, la pluralité du monde politique, c’est aussi demain ce qui nous permettra de regagner la confiance des électeurs », lance Ludovic avec espoir.

Fanny Costes

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